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Citation

La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque.
Albert Einstein

Dimanche 18 février 2007
Quand on a compris les problèmes environnementaux dans lesquels nous nageons, on s'aperçoit que les mesures superficielles ne suffisent plus. Tout notre système de vie et de fonctionnement est à repenser.


Nos poubelles débordent, 1 kg par jour et par habitant, c’est trop !
(A voir : Complément d'enquête du 12 fév 2007)
Beaucoup d’élus proposent d’ouvrir de nouvelles décharges et de nouveaux incinérateurs. Mais ceux-ci polluent l’air, les sols, les eaux souterraines et créent des maladies, ils participent à un énorme gaspillage de matières premières (engrais, métaux, verre, pétrole…), ils engendrent des gaz à effet de serre, produisent une quantité d’énergie dérisoire par rapport à l’apport de matière, et pour clore le tout ils génèrent d’impressionnants trafics financiers et influences de pouvoir.
« Il suffit de recycler » clament d’autres élus. Mais cela ne règle pas tous les problèmes. Le recyclage génère une grande consommation d’énergie, il utilise des produits chimiques et beaucoup de matériaux ne sont recyclables qu’un nombre limité de fois. Certains déchets ne sont pas recyclables du tout et génèrent des résidus toxiques dont il faut se débarrasser en les stockant quelque part…
L’idéal, vous en conviendrez, c'est de ne pas produire de déchets. En tout cas de les diminuer drastiquement. Eh bien, c’est faisable !

En faisant des efforts certaines familles ont réussi à réduire leurs déchets. La moyenne nationale étant d’environ 400 kg/personne/an, elles n’en ont produit que 30 kg/personne/an!
Elles ont recyclé et fait leur propre compost bien sûr. Mais ces gens ont d’abord veillé à ne pas produire de déchets. Voici quelques-uns de leurs gestes : ils ont  évité les achats superflus et les objets suremballés ; ils ont fait leurs courses le plus possible au marché et petits magasins (et non en supermarché) avec un panier et refusé les petits sacs même pour les fruits et légumes ; ils n’ont pas acheté de pré-cuisinés ; ils ont choisi des habits et des objets ménagers de longue durée de vie.

--> Un tel comportement sous-entend que 80% des choses que l’on trouve à l’achat devraient disparaître, que l’on ne devrait renouveler l’électronique et l’électroménager que tous les 20 ans, que l’on devrait produire beaucoup moins d’habits et d’objets en plastique et de papier, que les supers- et les hypermarchés devraient être remplacés par les petits commerces.

--> On voit bien que quand on tire le fil du raisonnement réaliste jusqu’au bout, il nous mène à un bouleversement de nos habitudes et de notre organisation sociale. En somme, c’est une évolution vers une certaine frugalité.
Ce raisonnement peut être mené pour d’autres grands problèmes environnementaux. Voyez vous-même ce qu’il en ressort :

L'utilisation du pétrole augmente l’effet de serre. Les solutions alternatives sont très loin d’être au point (peut-être dans 50 ans ?), car d’une façon ou d’une autre, elles polluent la planète ou sont dangereuses pour l’Homme. Les réseaux routiers font ruisseler rapidement l’eau et la boue vers les océans, les sols deviennent appauvris et secs. La solution ? Moins de transports de marchandises en abandonnant le superflu et en favorisant les biens de consommation locaux ; moins de déchets (plus d’1/5ème des transports routiers) ; moins de trajets systématiques en relocalisant les emplois et les commerces à proximité du domicile des gens.

L’agriculture intensive engendre l’appauvrissement des sols, la pollution de l’air, de l’eau par l’épandage de pesticides et d’engrais, la disparition d’espèces. La solution évidente est diminuer notre consommation agricole en évitant les gaspillages, en mangeant beaucoup moins de viande (ce qui améliorerait notre santé), en utilisant moins de textiles, moins de papier…

La raréfaction de l’eau potable va poser des problèmes sanitaires et diplomatiques très graves. Il ne suffit pas de construire quelques barrages supplémentaires pour alimenter certaines villes, ce n’est que repousser le problème. Les habitudes des personnes doivent changer en profondeur (douches, toilettes, piscines, arrosage) et les industries consommatrices d’eau (papeteries, textile, alimentaires…) doivent ralentir leurs productions au minimum nécessaire.

Ce ne sont là que quelques exemples

Il faut mener une réflexion de fond.

Même si la tâche paraît énorme, c'est faisable par chacun avec ce qu'il est, beaucoup de personnes à travers le monde s'y attellent déjà. C’est notre époque, notre aire, c’est maintenant que nous sommes sur la Terre. C’est notre job à tous de prendre conscience de ces problèmes et d’œuvrer vers des solutions, notre DÉFI. Ce n’est plus le moment d’avoir des complexes ou des hésitations, l’avenir de l’Homme sur la planète a besoin de chacun. Au plan individuel, il ne faut pas avoir honte de commencer par la théorie avant de passer à la pratique, chacun fait ce qu’il peut et avance à son rythme, en sachant tout de même que « la maison brûle ». Les industriels et les politiques du monde doivent rapidement prendre des mesures drastiques.

par Domie publié dans : Société
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